Humeurs

15 octobre la journée mondiale de sensibilisation du deuil périnatal : Confessions d’une sage-femme aux mamans en deuils ( je t’écris tout ce que je n’ai pas pu te dire pendant tes moments difficiles)

Publié le Mis à jour le

REVUE À PROPOS DE MON MÉTIER DE SAGE -FEMME

Par Mika hidemi le 1 Octobre 2015

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TOUT CE QUE N’AI PAS PU TE DIRE, JE TE L’ÉCRIS…

Il est 7h00, et c’est l’heure de prendre ma garde. Aujourd’hui, j’ai un rendez-vous avec toi mais je suis déjà triste. Je prépare ton dossier médical et ta chambre d’hospitalisation avant que tu n’arrives pour que tout soit prêt et que tous les objets comme les couches et le savon pour bébé disparaissent de ta chambre.

Tu arrives à 7h30 avec tes valises et ton mari, et tes yeux sont déjà embués par des larmes, nous nous connaissons déjà, nous nous sommes vu pendant la consultation prénatale, celle où le médecin qui m’accompagnait t’a annoncé que le coeur de ton bébé ne battait plus, celle où ton coeur à hurlé de désespoir et où je n’ai rien pu faire pour te soulager, je t’ai juste donner un rendez-vous afin de déclencher ton travail et accoucher de ton enfant déjà mort.

Je n’ai rien dit vois-tu, parce que moi aussi cette nouvelle m’a blessée, parce que moi aussi, j’ai cette crainte infondée qu’on m’annonce un jour ce qui t’arrives, je voulais t’aider mais je savais au fond de moi que rien n’aurais pu te soulager.

Tu essayes de me sourire pendant que je te montre ta chambre, mais je vois bien que ton coeur n’y ai pas, ne te force pas, moi aussi je n’ai pas envie de sourire, j’ai juste peur que ta chambre soit trop proche de la maternité et que tu entendes les bébés pleurer.

Ton mari t’a accompagné, c’est bien, il y aura quelqu’un de proche avec toi, ce n’est pas le cas de toutes les femmes, certaines sont seules et je suis le seule phare qu’il leur reste. Je ne blâme pas ces maris qui désertent leur place auprès de leurs femmes, je ne veux même pas écouter les raisons de leur absence, moi je suis là pour toi et je ferais tout pour t’accompagner.

Il est 10h00, ton dossier est passé au staff des médecins, j’ai présenté ton dossier médical,tes antécédents et la raison de ton déclenchement. Ton protocole de déclenchement est décidé et je vais rester avec toi, le temps de ma garde.

Il est 11H00, tes premières contractions sont apparues, et tu m’appelles, tu te tiens le ventre et tu te demandes si tu aurais ressenti la même chose si ton bébé aurait été vivant. Elle te font mal, ce ne sont pas des contractions naturelles, elles sont provoquées par des médicaments qui te donnent des fortes contractions  très rapidement. Je sais que tu as mal, je ne voudrais qu’une chose, que tu arrêtes d’avoir mal.

Je ne peux pas te soulager comme je fais avec les autres mamans, je ne peux pas te demander de respirer, de déambuler ou de prendre une douche chaude, d’ailleurs je n’en ai pas envie, tous ce que je veux , c’est que ta souffrance soit réduite au minimum, alors ta péridurale sera posé même si ton col n’est pas dilaté.

Il est midi, ta péridurale est posée, tu es en salle de naissance où tu es allongé sur un lit d’accouchement, tu t’es enfermé dans ton monde, je le vois à ton regard lointain et à tes paupières closes. Ton mari a disparu, il est parti déjeuner, mais toi tu ne peux pas manger, je reste avec toi, parce que je veux pas te laisser toute seule.

Parfois, je vois tes larmes qui coulent seules, sans qu’un mot ne soit prononcé, je voudrais te demander pourquoi, mais je sais qu’aucune parole n’aura le pouvoir de tarir tes larmes. Nous attendons toutes les deux que ton col se dilate, que les dix centimètres soit enfin atteint pour que tu puisses accoucher. J’essaie de t’examiner le moins possible, je sais que je ne te fais pas mal avec la péridurale, mais je sens qu’à chaque examen ton corps se crispe.

Je voudrais tant t’aider et te soulager que j’en oublie moi même de manger, tous me semble lointain aussi, nous écoutons toutes les deux en silence le bruit des appareils de surveillance, et le bruit de ta propre fréquence cardiaque qui te berce. Moi, le bruit de ton coeur me rappelle sans cesse que je n’entends pas celui de ton bébé, ces battements si particulier, ce galop de cheval lancé en pleine course synonyme de bébé. J’entend juste ton coeur qui se lamente d’avoir perdu une part d’elle même.

Le temps passe péniblement, tu essayes de me parler, une façon peut-être d’essayer de me remercier ,d’une façon polie, de tous mes efforts pour que ta peine soit plus légère, mais n’essaye pas de me parler, ta tristesse est immense et la mienne ne devrait pas t’incommoder, je suis juste là pour t’écouter et attendre avec toi.

Il est 17H30, tu sens quelque chose qui pousse, c’est le moment tant redouté, l’heure où tu va rencontrer cet être si cher qui t’a quitté si brusquement. Je vois à tes yeux qui paniquent que tu as besoin de moi, ton mari reste sur le côté, il te prend la main, mais je sens qu’il se sent inutile et démuni. Moi aussi, mon coeur bat à toute vitesse, je dois allez chercher un médecin et préparer ton accouchement. 

Le médecin arrive et il te fait pousser, tes yeux grands ouverts ne quittent pas les miens et tu me broyes la main pendant tes poussées. J’ai mal aussi et mes yeux sont rivés sur les tiens comme un phare au milieu de la nuit, je ressens ta douleur immense quand tu aperçois ton enfant, dans les bras du médecin. Tu veux le voir et le prendre toi aussi dans tes bras. Ton mari sort, c’est souvent trop dur, et les larmes déjà durement refoulés de la journée se déversent comme une chute d’eau, je ne peux pas lui en vouloir, ce n’est pas une fuite, je le sais, juste un besoin d’être avec eux même pour pleurer de toute leurs forces et revenir vers leur femme, le coeur moins débordant de larmes.

Quand je te regarde saisir, le petit corps inerte et sans vie emmailloté dans un linge, tes bras tremblent et tes milles sanglots déchirent mon âme. Moi aussi, vois tu j’ai envie de pleurer avec toi, mais je ne peux pas, mon métier me l’interdit mais mon coeur de maman se meure à votre vue.  

Je t’entends lui chuchoter son prénom, comme si il était endormi et quand je te vois le bercer, mon coeur se serre et moi aussi j’ai envie de partir. De vous laissez tous les deux, rien que vous deux, de te laisser le temps de lui dire au revoir, de savourer ce trop court instant, de t’imprégner de souvenirs de son visage et de ses si petites mains.

Je m’éclipse, il est temps pour moi de faire la partie administrative, j’ai besoin de remettre de l’ordre dans ma tête, et cette tâche assommante s’y prête bien. C’est étrange comme tu es seule, pas de visite, pas de fleurs, rien que le silence.

Je sais que tu te demandes,  » pourquoi moi? », que tu cherches un coupable, que tu culpabilises aussi, tu sais ce n’est pas la faute des trois cigarettes que tu as fumé, ni du verre de champagne bu au mariage de ton frère, ce n’est pas aussi la faute de ton employeur qui t’as obligé à faire des heures supplémentaires, ni de ton mari qui ne t’as pas aidé pendant le déménagement. Souvent, il n’y a aucun coupable, juste une vie qui s’arrête. 

Souvent cette question tu me l’as posé en espérant que je te désigne un coupable, mais vois tu je ne suis pas là pour ça, je suis juste une passeuse de vie, que ce soit pour les femmes comme toi ou pour les autres. Je t’écris cette lettre, parce que tu dois penser que je suis blasé, que je ne ressens peut-être plus rien, que mon uniforme rose est devenue mon armure et que plus rien ne m’atteint.

J’ai bien conscience que nous ne nous reverrons pas, que tu ne m’oublieras jamais, que mon regard te rappellera sans cesse ces instants difficiles, que si un jour tu me croises dans la rue, tu détourneras ton regard du mien. Que ton âme en peine m’a associé à la perte de ton enfant chéri. Je sais que si un jour tu reviens à la maternité où je travaille pour y accoucher d’un bébé, tu ne souhaiteras pas que je t’accouche. Vois-tu, je ne m’en offusque pas, parce que je sais que tu ne m’en veux pas, moi aussi je n’oublierais jamais tes chuchotements d’amour pour ton enfant ni ton infini désespoir, ces instants je les chéris parce qu’il me rendent meilleure, il ont donnée un sens à ma propre maternité, celle d’avoir la chance d’être maman. 

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Cet article, je l’ai écrit depuis pas mal de temps déjà, c’est un hymne à l’amour même dans les moments les plus tristes, et c’est en grande partie grâce à ces femmes que j’ai pu grandir et aborder la natalité et la maternité de façon plus sereine.

Recherche blogueuses pour création d’un groupe beauté…profitez de ma campagne de lancement gratuite sur Facebook et google et élargissez la portée de votre blog!

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Hello les filles! je lance une campagne pour promouvoir mon site web et j’ai décidé de partager cette campagne avec certaines d’entres vous.

Le financement est à mes frais donc les candidatures seront strictes.

  1. avoir un blog sur la beauté
  2. faire des tutoriels make up
  3. avoir des avis et test de produits
  4. posséder plus de 300 abonnées à son blog
  5. accepter de faire des microswaps
  6. avoir un compte Facebook dédié à son blog

J’utilise publicize sur Facebook et adworks sur google. Vous devez  aimer ma page Facebook ici et poser votre candidature sur cet article en likant, et en vous abonnant à ma newsletter ( coordonnées mail) j’irais visiter votre blog avant de vous inscrire en tant que membre du groupe. le groupe s’intitula beauty addict with mika hidemi, et vous pourrez profitez de toutes mes campagnes de publicité lors d’évènement comme mes jeux concours. Vous pourrez publier vos articles sur ma page et profiter de la publicité publicize. ( entre 32 et 128 mentions j’aime par jours).

venez nombreuses!!!

Les blushs crèmes : pour ou contre? (pour les indécises, ceci vous aidera peut-être à vous décider…)

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REVUE MAQUILLAGE TEINT


LES BLUSHS CRÈMES : POUR OU CONTRE ?

Par Mika Hidemi le 2 octobre 2015


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Hello les filles! Combien d’entres vous possèdent des blushs crèmes ? c’est peut-être une fausse polémique mais le constat est bien là, nombreuses d’entre vous boudent les blushs en crème. Moi même pendant des années, ces petites choses me semblait inaccessible car trop difficile à travailler. Sincèrement, cet article n’est pas là pour en faire leur apologie, car je n’ai toujours pas trouvé le blush crème qui équivaudrait à ma poudre préférée. Pour celles qui hésitent à se lancer ou pour les débutantes en maquillage je vous ai concocté une liste des arguments en faveur et ceux qui sont contre. Cet article vous aidera peut-être à faire un choix plus éclairé en la matière et vous évitera sûrement un achat inutile ou vous rendra complètement fan de celles-ci.

En ce qui me concerne, j’en possède deux que j’utilise très ponctuellement. Les blushs crèmes n’ont pas une tenue exceptionnelle sur ma peau et je préfère retoucher avec un pinceau plutôt qu’avec mes doigts. (je travaille mieux mes produits au pinceau)

je vous présente le blush shiseido C3 bronze :

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On a l’impression que c’est un marron irisé, mais en réalité c’est un pêche très discret qui se fond parfaitement à la peau et lui donne un effet bonne mine très naturel. Je trouve que c’est un excellent produit,qui est parfait pour la carnation de ma peau.
Il est discret, et améliore votre teint tout en finesse.

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Je n’ai pas pu vous le swatcher, parce qu’il était quasiment invisible sur les photos.

Il tient plutôt bien et vous pouvez le poudrer avec une poudre transparente pour prolonger sa tenue.

Voici le deuxième, c’est un blush yves saint Laurent qui faisait partie des musts à sa sortie :

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c’est un blusch crème rose qui rassemble touts les défaut qui me font préférer les poudres.

je vous montre un swatch:

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A l’époque où je l’avais acheté ma peau était beaucoup plus clair, la tenue est moyenne, le rose est beaucoup trop pigmenté donc il faut avoir la main très légère, il est difficile à travailler au doigt, je trouve qu’il fait énormément de démarcations et il marque mes traits. Pas vraiment le blush idéal…

Voici la listes des arguments : 

je suis pour parce que : 

  • il me donne donne un effet bonne mine naturel
  • il y a plus de blushs crèmes mat que satiné ou irisé
  • il se travaille au doigt ou au pinceau
  • les retouches sont faciles
  • il a une meilleure tenue que les poudres
  • il est facile à appliquer (certaines marques comme bourgeois, bénéfit, mac)

je suis contre parce que :

  • la pigmentation est trop aléatoire (trop pigmenté ou pas assez)
  • il y a plus de mat que de satiné ou d’irisé
  • ils sont difficiles à appliquer, à estomper et à moduler (un peu moins vrai depuis l’apparition de notre beauty blender)
  • la texture est épaisse, parfois pâteuse
  • il y a moins de teintes disponibles que les poudres, les produits sont plus difficiles à se procurer
  • il faut savoir se maquiller pour l’appliquer
  • ils sont difficile à doser au doigt
  • les démarcations sont possibles si le produit est mal travaillé
  • ils sont parfois comédogènes
  • il nécessite plus de temps le matin pour pouvoir le travailler
  • ils sont difficile à rattraper si j’ai eu la main lourde
  • ils ne sont pas hygiéniques

cet article est peut-être une fausse polémique, mais en tant qu’acheteuse, mes choix se sont toujours tourné vers les poudres suite à toutes ces raisons. Et vous? choisissez vous toujours les poudres ou préférez- vous plutôt les blushs crèmes?

J’espère que cet article vous aura aidé à vous décider ou peut-être à essayer ce genre de blush. Likez mon article si vous l’avez trouvé intéressant et n’hésitez pas à vous abonner à ma newsletter pour me suivre. Bises Mika

Venez sur ma page pour gagner une illusion d’ombre de Chanel, c’est mon lot pour mon jeu concours du mois d’octobre. Les participantes sont peu nombreuses et les conditions d’inscriptions sont simples. (le jeu concours sera clos au 31 octobre)

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Confessions d’une sage-femme aux mamans en deuils ( je t’écris tout ce que je n’ai pas pu te dire pendant tes moments difficiles)

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REVUE À PROPOS DE MON MÉTIER DE SAGE -FEMME

Par Mika hidemi le 1 Octobre 2015

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TOUT CE QUE N’AI PAS PU TE DIRE, JE TE L’ÉCRIS…

Il est 7h00, et c’est l’heure de prendre ma garde. Aujourd’hui, j’ai un rendez-vous avec toi mais je suis déjà triste. Je prépare ton dossier médical et ta chambre d’hospitalisation avant que tu n’arrives pour que tout soit prêt et que tous les objets comme les couches et le savon pour bébé disparaissent de ta chambre.

Tu arrives à 7h30 avec tes valises et ton mari, et tes yeux sont déjà embués par des larmes, nous nous connaissons déjà, nous nous sommes vu pendant la consultation prénatale, celle où le médecin qui m’accompagnait t’a annoncé que le coeur de ton bébé ne battait plus, celle où ton coeur à hurlé de désespoir et où je n’ai rien pu faire pour te soulager, je t’ai juste donner un rendez-vous afin de déclencher ton travail et accoucher de ton enfant déjà mort.

Je n’ai rien dit vois-tu, parce que moi aussi cette nouvelle m’a blessée, parce que moi aussi, j’ai cette crainte infondée qu’on m’annonce un jour ce qui t’arrives, je voulais t’aider mais je savais au fond de moi que rien n’aurais pu te soulager.

Tu essayes de me sourire pendant que je te montre ta chambre, mais je vois bien que ton coeur n’y ai pas, ne te force pas, moi aussi je n’ai pas envie de sourire, j’ai juste peur que ta chambre soit trop proche de la maternité et que tu entendes les bébés pleurer.

Ton mari t’a accompagné, c’est bien, il y aura quelqu’un de proche avec toi, ce n’est pas le cas de toutes les femmes, certaines sont seules et je suis le seule phare qu’il leur reste. Je ne blâme pas ces maris qui désertent leur place auprès de leurs femmes, je ne veux même pas écouter les raisons de leur absence, moi je suis là pour toi et je ferais tout pour t’accompagner.

Il est 10h00, ton dossier est passé au staff des médecins, j’ai présenté ton dossier médical,tes antécédents et la raison de ton déclenchement. Ton protocole de déclenchement est décidé et je vais rester avec toi, le temps de ma garde.

Il est 11H00, tes premières contractions sont apparues, et tu m’appelles, tu te tiens le ventre et tu te demandes si tu aurais ressenti la même chose si ton bébé aurait été vivant. Elle te font mal, ce ne sont pas des contractions naturelles, elles sont provoquées par des médicaments qui te donnent des fortes contractions  très rapidement. Je sais que tu as mal, je ne voudrais qu’une chose, que tu arrêtes d’avoir mal.

Je ne peux pas te soulager comme je fais avec les autres mamans, je ne peux pas te demander de respirer, de déambuler ou de prendre une douche chaude, d’ailleurs je n’en ai pas envie, tous ce que je veux , c’est que ta souffrance soit réduite au minimum, alors ta péridurale sera posé même si ton col n’est pas dilaté.

Il est midi, ta péridurale est posée, tu es en salle de naissance où tu es allongé sur un lit d’accouchement, tu t’es enfermé dans ton monde, je le vois à ton regard lointain et à tes paupières closes. Ton mari a disparu, il est parti déjeuner, mais toi tu ne peux pas manger, je reste avec toi, parce que je veux pas te laisser toute seule.

Parfois, je vois tes larmes qui coulent seules, sans qu’un mot ne soit prononcé, je voudrais te demander pourquoi, mais je sais qu’aucune parole n’aura le pouvoir de tarir tes larmes. Nous attendons toutes les deux que ton col se dilate, que les dix centimètres soit enfin atteint pour que tu puisses accoucher. J’essaie de t’examiner le moins possible, je sais que je ne te fais pas mal avec la péridurale, mais je sens qu’à chaque examen ton corps se crispe.

Je voudrais tant t’aider et te soulager que j’en oublie moi même de manger, tous me semble lointain aussi, nous écoutons toutes les deux en silence le bruit des appareils de surveillance, et le bruit de ta propre fréquence cardiaque qui te berce. Moi, le bruit de ton coeur me rappelle sans cesse que je n’entends pas celui de ton bébé, ces battements si particulier, ce galop de cheval lancé en pleine course synonyme de bébé. J’entend juste ton coeur qui se lamente d’avoir perdu une part d’elle même.

Le temps passe péniblement, tu essayes de me parler, une façon peut-être d’essayer de me remercier ,d’une façon polie, de tous mes efforts pour que ta peine soit plus légère, mais n’essaye pas de me parler, ta tristesse est immense et la mienne ne devrait pas t’incommoder, je suis juste là pour t’écouter et attendre avec toi.

Il est 17H30, tu sens quelque chose qui pousse, c’est le moment tant redouté, l’heure où tu va rencontrer cet être si cher qui t’a quitté si brusquement. Je vois à tes yeux qui paniquent que tu as besoin de moi, ton mari reste sur le côté, il te prend la main, mais je sens qu’il se sent inutile et démuni. Moi aussi, mon coeur bat à toute vitesse, je dois allez chercher un médecin et préparer ton accouchement. 

Le médecin arrive et il te fait pousser, tes yeux grands ouverts ne quittent pas les miens et tu me broyes la main pendant tes poussées. J’ai mal aussi et mes yeux sont rivés sur les tiens comme un phare au milieu de la nuit, je ressens ta douleur immense quand tu aperçois ton enfant, dans les bras du médecin. Tu veux le voir et le prendre toi aussi dans tes bras. Ton mari sort, c’est souvent trop dur, et les larmes déjà durement refoulés de la journée se déversent comme une chute d’eau, je ne peux pas lui en vouloir, ce n’est pas une fuite, je le sais, juste un besoin d’être avec eux même pour pleurer de toute leurs forces et revenir vers leur femme, le coeur moins débordant de larmes.

Quand je te regarde saisir, le petit corps inerte et sans vie emmailloté dans un linge, tes bras tremblent et tes milles sanglots déchirent mon âme. Moi aussi, vois tu j’ai envie de pleurer avec toi, mais je ne peux pas, mon métier me l’interdit mais mon coeur de maman se meure à votre vue.  

Je t’entends lui chuchoter son prénom, comme si il était endormi et quand je te vois le bercer, mon coeur se serre et moi aussi j’ai envie de partir. De vous laissez tous les deux, rien que vous deux, de te laisser le temps de lui dire au revoir, de savourer ce trop court instant, de t’imprégner de souvenirs de son visage et de ses si petites mains.

Je m’éclipse, il est temps pour moi de faire la partie administrative, j’ai besoin de remettre de l’ordre dans ma tête, et cette tâche assommante s’y prête bien. C’est étrange comme tu es seule, pas de visite, pas de fleurs, rien que le silence.

Je sais que tu te demandes,  » pourquoi moi? », que tu cherches un coupable, que tu culpabilises aussi, tu sais ce n’est pas la faute des trois cigarettes que tu as fumé, ni du verre de champagne bu au mariage de ton frère, ce n’est pas aussi la faute de ton employeur qui t’as obligé à faire des heures supplémentaires, ni de ton mari qui ne t’as pas aidé pendant le déménagement. Souvent, il n’y a aucun coupable, juste une vie qui s’arrête. 

Souvent cette question tu me l’as posé en espérant que je te désigne un coupable, mais vois tu je ne suis pas là pour ça, je suis juste une passeuse de vie, que ce soit pour les femmes comme toi ou pour les autres. Je t’écris cette lettre, parce que tu dois penser que je suis blasé, que je ne ressens peut-être plus rien, que mon uniforme rose est devenue mon armure et que plus rien ne m’atteint.

J’ai bien conscience que nous ne nous reverrons pas, que tu ne m’oublieras jamais, que mon regard te rappellera sans cesse ces instants difficiles, que si un jour tu me croises dans la rue, tu détourneras ton regard du mien. Que ton âme en peine m’a associé à la perte de ton enfant chéri. Je sais que si un jour tu reviens à la maternité où je travaille pour y accoucher d’un bébé, tu ne souhaiteras pas que je t’accouche. Vois-tu, je ne m’en offusque pas, parce que je sais que tu ne m’en veux pas, moi aussi je n’oublierais jamais tes chuchotements d’amour pour ton enfant ni ton infini désespoir, ces instants je les chéris parce qu’il me rendent meilleure, il ont donnée un sens à ma propre maternité, celle d’avoir la chance d’être maman. 

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Cet article, je l’ai écrit depuis pas mal de temps déjà, c’est un hymne à l’amour même dans les moments les plus tristes, et c’est en grande partie grâce à ces femmes que j’ai pu grandir et aborder la natalité et la maternité de façon plus sereine.

10 bonnes raisons de venir sur l’île de la Reunion cet hiver ✈️☀️

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Si vous cherchez une destination pour cet hiver, venez visitez ma petite île paradisiaque préférée perdue au milieu de l’océan indien.

Si vous êtes plutôt soleil l’hiver et que vous souhaitez bronzer au bord d’une plage, ça tombe bien, nous allons rentrer en été à partir d’octobre. Notre été austral est caniculaire mais c’est la plus belle saison pour venir découvrir l’île.

Si vous n’êtes toujours pas convaincu voici 10 bonnes raisons de venir:

1. C’est une île classée  au patrimoine mondial de l’UNESCO

Si vous aimez la faune et la flore, c’est le moment de venir découvrir les forêts primaires vieilles de plusieurs milliers d’années et nos splendides orchidées.


  
  
  
  
  
2. Parce qu’il y a des cascades magnifiques ou vous pourrez vous baigner.


  

3. Parce que si vous aimez les randonnées c’est le paradis des randonneurs ( plus de 300 randonnées balisées) 3 magnifiques cirques avec des paysages à couper le souffle


  

  
  

4. Parce que c’est la saison des fruits, et c’est le moment de faire le plein de vitamines et de découvrir les fruits exotiques ( mangues et lytchees sont à l’honneur l’été)


  
  
  
  
  
  
5. Parce que le volcan est en éruption et qu’il ne faut pas rater ça (pas d’inquiétude vous pouvez voir le volcan et les coulées de laves sur un site protégé)


  
6. Parce que se faire croquer par un requin c’est fini (mise en place de filets anti requins ce mois ci) et que les surfeurs et surfeuses sont de nouveau les bienvenues.



7. Parce que voir des baleines et leur baleineau, en bateau on en plongée, est un moment inoubliable. (Ainsi que nos amis les dauphins)


8. Pour bronzer ☀️🐠🐟


9. Pour découvrir de magnifiques plages, dont une plage de sable noir




  
  

  
  
10. Parce que les habitants sont accueillants, drôles, et qu’ils prennent le temps de vivre. C’est pour cela que j’ai choisi d’y vivre.


  
  
  

J’espère que ces photos vont ont donnée envie, likez si vous souhaitez la découvrir. Bises Mika

Les produits que nos hommes nous taxe…

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Revue produit divers

Nuxe, Caudalie, Lierac, Furterer

Par Mika hidemi le 28 septembre 2015


Hello les filles! Voici un article que toutes les filles qui partagent leur salle de bain avec un chéri  apprécieront. Depuis des années, le mien  a très bien compris que la salle de bain était mon territoire et qu’il n’avait droit qu’à une micro place pour ranger ses produits et que l’encombrement régulier de trucs qui débordent méritaient de disparaître grâce à ses soins  ( vu que je n’arrive pas à tout consommer toute seule, inutile d’acheter des produits pour hommes). C’est donc tout naturellement qu’il pioche dans mes tiroirs pour utiliser quelques produits qu’il estime efficace, non nuisible à son image « virile » de mec, et surtout avec une texture et une odeur qui ne l’incommode pas.

J’adore quand il me fait part de ses impressions car souvent, il n’est pas influencé par l’image de la marque (il n’a aucune idée de ce que véhicule les marques comme Nuxe, Caudalie……), il n’est pas sensible au packaging et ses principaux critères sont : efficacité, odeur, texture. En bref , pas de chichis, c’est très masculin, vous ne trouvez pas??

Je lui ai demandé de me mettre de côté 4 produits qu’il utilise régulièrement et que lui même achèterait si je ne le faisais pas moi-même. La peau de nos moitié mérite elle aussi d’être chouchouté et si je peux « l’aider » a en prendre soin, je fonce!!!( certains hommes détestent se « tartiner » de creme) Je vous les présente par ordre de préférence.

Mousse nettoyante Fleur de vigne de Caudalie, il adore cette mousse!!! Tout lui plait, odeur, texture et son principal argument est qu’elle rend sa peau douce sans l’assécher. ( c’est un format voyage)

Crème prodigieuse Nuxe, hydratante défatiguante, il apprécie son odeur  un peu fruité, pas du tout entêtante, sa pénétration rapide, aucun effet collant, et son hydratation. Il ne s’hydrate pas tout les jours, il l’utilise quand il a pris quelques coup de soleils ou quand il trouve sa peau sèche.( fan de sports nautique aussi)

Lierac gommage douceur, c’est son arme ultime pour faire partir les peaux mortes. Malgré une crème solaire avec un SpF a 2000 il trouve le moyen d’attraper régulièrement des coups de soleil, et quand la peau commence à peler, il trouve ça tellement disgracieux qu’il se fait des gommages.

Il n’apprécie pas trop l’odeur de bonbon dans ce gommage, mais celui de Caudalie le rebute. Les grains sont plutôt gros et il aime bien frotter jusqu’à ce que sa peau rougisse…😟 il adore la sensation de frais de ce gommage et sa texture crème.

Soin Karite René Furterer nutrition intense, celui la il est en train de le finir complètement. Monsieur a les cheveux secs et cassants donc ce petit soin, il l’adore!  Un pschitt sur les mains, il frotte les cheveux avec et il en profite pour les discipliner un peu ( pas de gel) et c’est parti! Il trouve qu’il y a une différence lorsqu’il ne l’utilise pas, ses cheveux sont plus secs et plus cassants.

C’est un article un peu particulier je l’avoue, mais nos hommes supportent nos frasques sans sourciller et le mien m’accorde un terrain de jeu immense avec les cosmétiques donc il est tout à fait naturel que je vous présente aussi ses chouchous. Si vous aussi vous avez une moitié qui vous emprunte vos produits n’hésitez pas à liker et à vous abonner a ma newsletter pour me suivre. Bises Mika.


Et toi quels sont les produits que ton homme te taxe? Penses-tu qu’il se les rachèterait seul?

Routine relaxation pour les filles insomniaques ou en quête de cocooning

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REVUE PRODUITS DIVERS

ROUTINE SOINS RELAXATION DU SOIR

Par Mika Hidemi le 25 septembre 2015

Hello les filles, mon moment préféré de la journée, c’est le soir. J’ai besoin de me relaxer un minimum pour décompresser da ma journée. Mon fils est couché, mon chéri travaille encore donc je m’accorde au moin 30 mn juste pour moi seul et personne d’autres ( iphone mode AVION!). C’est un rituel très important pour moi parcequ’il me déconnecte de mon quotitien parfois épuisant.

Ce rituel je l’adapte en fonction de mon état actuel, en ce moment je manque de sommeil parceque je ne m’endors pas avant minuit alors que je me lève à 5h00, j’ai l’impression que mes vacances datent de trois ans, et le pire c’est que je deviens irritable et susceptible…

Sommeil et Détente….voilà ce dont j’ai besoin. Pour les filles très « olfactives » comme moi » je trouve que les diffuseur d’huiles essentielles sont géniales. L’ambiance d’une pièce ou d’une chambre est radicalement transformée et elle devient tout de suite beaucoup plus apaisante.


J’utilise le diffuseur phytosun en ce moment, que je possède depuis plus d’un an et qui fonctionne toujours aussi bien. Il suffit de mélanger quelques gouttes de l’huile avec de l’eau minérale et ça diffuse pendant plusieurs heures. (Généralement on conseille 30m de diffusion). J’utilise le complexe sommeil. Je le met en route dans mon salon avant d’allez me coucher.

Avant d’aller me coucher, je prend une douche avec un gel relaxant, celui d’occitane qui sent divinement bon. Les blogueuses en ont beaucoup parler et j’avoue qu’effectivement, cette odeur me détend. Ma douche d’eau bouillante..combiné au gel douche, c’est un moment que j’apprécie énormément. (je zappe volontairement ma routine layering sinon l’article serait vraiment long)

J’aime tellement l’odeur que j’ai aussi pris la brume d’oreiller, ça potentialise l’effet de la douche je trouve.


Généralement, je sors de la douche dans un état un peu cotonneux…mon salon sent bon et je continue avec ma crème pour le corps.

Pour les filles qui adore la gamme Karité de l’Occitane, cette crème fouettée est une tuerie!


La texture est hyper onctueuse, la crème est très hydratante sans effet collant et gras. L’odeur est tout bonnement envoûtante…et tellement délicieuse que j’ai envie de manger ma crème…(auparavant j’avais essayé le beurre de karité mais je n’avais pas du tout aimé). Autant vous le dire, le format n’est pas économique puisque au bout de deux semaines le pot est terminé.

Comme je ne me couche pas tout de suite, je suis souvent sur mon ordinateur ou en train de bouquiner, j’aime bien mettre un peu de pureessentiel sur « mon » coussin du salon (c’est un coussin d’allaitement qui mes sert quand je lit car il cale super bien les bras), mais pas trop car l’odeur devient vite capiteuse et c’est vrai que on peut être vite dégoûté de l’odeur.


Et voilà ma routine. Quand je me jette enfin dans mon lit, je fourre ma tête dans mon oreiller et j’inspire un grand coup la brume…et je soupir de bonheur…LOL.

cet article est juste une façon de partager mon quotidien avec vous. J’espère qu’il vous a plu. likez si vous aussi vous avez une routine du soir qui vous détend et n’hésitez pas à vous abonner à ma newsletter pour me suivre. Bises MIKA.